Les haies

Un chemin autoroutier avec une durée d’exécution prévue de 130 jours ouvrables pour l’entrepreneur, près de 3 ans de travaux pour les riverains et un océan de tarmac pour les usagers.

D’ailleurs, les occasions pour planter des haies ne manquent pas. Ainsi, le chemin Henrotte, en bordure du RAVeL, charmant du temps de l’exploitation de la ligne 44, ressemble aujourd’hui à une voirie dédoublée en pleine campagne, en particulier lorsqu’il est abordé côté Sauvenière. Les promeneurs qui emprunteront la passerelle, toujours attendue, pour assurer la jonction avec l’ancien passage à niveau de la Géronstère, risquent d’être saisis lors de leur arrivée chemin Henrotte, à la vue de deux rubans d’asphalte quasi parallèles. Ceci faute d’une haie adéquate comme jadis, à la place d’une banale rambarde en bois pour séparer ces deux voiries.

Des plantations intelligentes dans des endroits similaires et d’autres travaux intéressants ont été réalisés à Jalhay sur cette même ancienne ligne. Pourquoi pas à Spa ? Sommes-nous condamnés à demeurer les cancres de la classe ?

Céline Tellier, Ministre wallonne de l’Environnement, de la Nature, de la Forêt, de la Ruralité et du Bien-être animal a d’ailleurs déclaré, dans son communiqué de presse du 21 novembre 2019, que « les haies sont la colonne vertébrale de nos paysages et représentent une trame écologique indispensable à la survie de la biodiversité (abris pour les insectes, les oiseaux, enrichissement des sols) mais ce sont aussi des remparts naturels contre les inondations et les coulées boueuses tout en régénérant le carbone des sols agricoles, gage de leur fertilité. Les haies sont également nourricières, fournissent d’innombrables baies sauvages et complètent à merveille le fourrage des animaux. Les haies vives sont donc éminemment multifonctionnelles. »