Réaction de l’ASBL à l’E.I.E. (8/8)

4. Pour conclure

  • La « qualité » de l’étude réalisée par le Bureau Pluris a engendré des conséquences néfastes, ou potentiellement néfastes pour :
  1. les riverains, voisins et autres citoyens concernés. Les manipulations de données et autres manœuvres destinées à orienter, sans grand respect de l’éthique, l’information et les réflexions ont créé chez eux angoisse et ressentiment.
  2. par rapport à des électeurs non captifs, le crédit des élus qui ont adopté ces textes. Excès de bienveillance, obéissance aveugle aux consignes ou manque de perspicacité ?
  3. les promoteurs du projet eux-mêmes: les faiblesses des documents auront sans doute contribué à ralentir le parcours administratif de ce projet. D’autre part, ses conclusions, quasi à sens unique, auront pu leur donner le sentiment prématuré que seul le ciel serait la limite et que tout coulerait de source.
  • Nous espérions que les autorités communales prendraient en compte le bien-être de leurs concitoyens dont le cadre de vie ne pourrait être que bouleversé par l’aboutissement de ce projet. Hélas, non ! Leur parti pris et leur mutisme n’ont aidé ni à la concertation, ni à l’apaisement des esprits. Un peu d’humanité n’aurait pas fait de tort.

Par ailleurs, « Il n’y a pas de projet », répété à l’envi, pourrait devenir l’exemple type de la langue de bois dans sa version autruche. Possible mantra suivant : «  Il n’y a pas de problème de mobilité puisque nous allons diligenter une étude ».

  • Nous n’avons pas à mettre en cause la nécessité pour l’Immobilière de Mambaye S.A. de se réorienter et d’adapter ses installations. Pas plus que ses options de développement.
  • Par contre, il nous appartient de protéger nos personnes, nos familles, leur cadre de vie. Nous revendiquons aussi le droit de privilégier la qualité de l’environnement et ce que nous estimons être celui de la collectivité.
  • Nous avons réservé, dans nos observations, une large part à l’analyse des difficultés que ne manquerait pas de créer l’implantation d’un village de vacances de cette capacité d’accueil sur la mobilité dans notre ville. Sauf à décréter l’instauration du sens unique dans bon nombre de rues, le problème resterait sans solution satisfaisante. Etude ou pas ! Et nous voulons rappeler que le rapport de synthèse produit par Transitec en 2017, à l’origine du PCM, prône le maintien au maximum du double sens de circulation dans la ville.
  • Nous nous sentons solidaires de nos concitoyens proches du centre urbain. Faute de garage, beaucoup d’entre eux n’ont d’autre solution que de stationner leur véhicule le long du trottoir. Les priver de ces possibilités de stationnement à proximité de leur habitation pour favoriser des aménagements de voirie hypothétiquement empruntés par des vacanciers nous paraîtrait scandaleux.
  • Le plus important, sans doute : ce ne sont ni la nature du projet ni ses promoteurs qui nous posent problème. Mais bien sa démesure et ses conséquences, selon nous injustifiables au regard de l’intérêt de la collectivité au sens le plus large.