Réaction de l’ASBL à l’E.I.E. (6/8)

Les normes en vigueur pour les « pistes cyclables »:

Il convient d’abord de remarquer qu’il existe différents types de « pistes cyclables » (6) en Wallonie. Nous n’envisagerons que les aménagements les moins gourmands en espace (3). (Source : ccr.be / Centre de Recherches Routières)

  1. La piste cyclable marquée (PCM)

2. L’aménagement cyclable séparé (D7, D9, D10)

3. La bande cyclable suggérée (BCS)

Synthèse des contraintes :

  1. PCM et BCS.

La largeur de route entre trottoirs requise (circulation automobile dans les 2 sens) pour les « pistes cyclables marquées » et pour les « bandes cyclables suggérées » :

 PCMBCS
Pas de stationnement8 m5,2 m
Stationnement d’un côté10,6 m7,8 m
Stationnement des 2 côtés13,2 m10,4 m

Conclusions :

  • Seules les bandes cyclables suggérées seraient envisageables et uniquement si on interdisait le stationnement tout au long du tracé.
  • A quel endroit les employés des « Sorbiers » pourraient-ils stationner leurs véhicules ?

La même question se poserait du pied de la rue Jean-Philippe de Limbourg jusqu’au début de la rue de Barisart ? Où se parqueraient tous les riverains qui ne disposent pas de garage ? Le  PCM (2017) signale d’ailleurs (page 20) l’insuffisance en places de parking de ce quartier : Certaines rues n’offrent pas assez de places de stationnement en soirée, principalement dans le secteur des anciens abattoirs.

  • Quelles garanties de sécurité offriraient des bandes cyclables à des usagers papy – baby quand on se rappelle d’abord que « La BCS n’est pas une piste cyclable et fait partie intégrante de la chaussée. L’automobiliste peut y circuler et le cycliste n’est pas contraint de l’utiliser. », et ensuite que sa largeur minimum n’est que de 0,7 mètre, alors que la législation prévoit qu’un cycliste peut disposer d’un mètre de large ?
  • Dans ce contexte douteux, la BCS ne constituerait-elle pas plus un leurre, voire un piège,  plutôt qu’une solution sécurisée ?
  1. Pistes cyclables en aménagement cyclable séparé, valeurs minimales :
 SéparéeCyclo-piétonnePiétonne mixte
unidirectionnelle1,3 m2,8 m2 m
bidirectionnelle2,2 m3,7 m2,5 m
tampon stationnement0,8 m0,8 m0,8 m

Conclusions :

  • Rue de Barisart, l’emprise au sol des ces aménagements anéantirait toutes les possibilités de parking au long de leur tracé. Même question : où les riverains dépourvus de garage et les employés des « Sorbiers » trouveraient-ils les emplacements susceptibles d’accueillir leurs véhicules ?
  • Quelle pertinence aurait une seule piste unidirectionnelle, quelle que soit sa formule ? Ne faut-il pas envisager le trajet retour ?
  • Sur une piste cyclable « séparée » bidirectionnelle la moitié des cyclistes circulent à contre-sens du trafic automobile. Serait-ce une option sécurisante ?
  • La largeur minimale de 2,2 m d’une piste cyclable « séparée » garantirait-elle les meilleures conditions de sécurité à des groupes (papy-baby) qui se croisent ?
  • Pourrait-on envisager d’augmenter la largeur de cette piste cyclable séparée sachant qu’elle vient s’ajouter à la largeur d’un trottoir aux dimensions « suffisantes » ?
  • Les pistes « cyclo-piétonne » (3,7 m) et « piétonne mixte » (2,5 m) bidirectionnelles ne sont pas réalisables sans rogner sur la chaussée ou sur les propriétés riveraines. Serait-ce souhaitable ? Si oui, quel choix opérer ?

La BCS peut créer sur le papier une illusion de sécurité. En pratique elle n’en donne aucune garantie et se révèle propice à des conflits entre usagers.

Les autres solutions ne paraissent pas envisageables dans ce contexte.

Fin de la sixième partie