Réunion d’information « village de vacances » le 22 juillet 2020

Des lendemains qui hantent…

Certes l’accueil y fut courtois et il est vrai que rien n’obligeait les promoteurs de L’Immobilière de Mambaye à organiser une réunion « d’information » à ce stade de leur projet.

Mais, d’« informations » véritables et crédibles,  il n’y en eu que très peu. Nous avons assisté, en fait,  à une opération de charme au cours de laquelle on a beaucoup insisté sur l’implication de longue date de la famille des promoteurs dans le développement du tourisme à Spa, leur passion pour cette activité, leur foi en l’avenir d’un projet « d’une nouvelle génération ».

Par contre…

Réunion d’information :

  • La date choisie, au cœur des vacances, laisse à penser que les promoteurs ne cherchaient pas nécessairement à « informer » le plus de monde possible.
  • Le moment questions-réponses : la parole était distribuée au moyen d’une perche-micro par un professionnel de ce type de communication. Lequel ne s’est pas beaucoup attardé auprès des personnes qui connaissent le dossier et posaient des questions dérangeantes. Il est clair que lors des futures réunions imposées par la procédure nous passerons outre ce genre de censure.

Retombées économiques :

  • «  2 000 000 € de retombées directes » : « Ce chiffre est fourni par un bureau d’études. » Pas d’autre précision.
  • « création de 50 emplois » : Lesquels ? Aucun document justifiant l’estimation.

Environnement :

  • La forêt de Mambaye, sa faune et sa flore : quelques propos, assez vagues, d’un très jeune scientifique qui mise sur l’éducation au respect et à l’observation de la nature pour épargner les outrages à la forêt. Proche de l’utopie.
  • Les 150 constructions du village de vacances : pas de plan d’implantation, pas de dessin, pas même une esquisse. Mais on apprend que le prix des besoins énergétiques mensuels d’un bâtiment sera équivalent à celui d’une tasse de café : 5 €. Et nous nous interrogeons toujours sur la pertinence de l’affirmation : « La construction du village de vacances va arrêter d’impacter l’environnement. »
  • Quelle serait la destination de ces 150 bâtisses partiellement incrustées dans la forêt de Mambaye, si, comme bien d’autres, le village de vacances s’avérait trop peu rentable ?

La mobilité :

  • Les promoteurs confirment que la voirie entre le Domaine de Mambaye est actuellement inadapté à la circulation piétonne ou cycliste. Cette mobilité « douce » est donc inenvisageable dans le contexte actuel. Ils estiment également légitime de laisser à la communauté spadoise les privilèges de réaliser les travaux nécessaires et de les financer.
  • Cet entêtement à vouloir convaincre que les 1 000 occupants potentiels du village de vacances  se rendront à Spa à pied ou à vélo est intellectuellement malhonnête. En effet, L’immobilière de  Mambaye , via Dream Locations, gère depuis une douzaine d’années la location de deux villas de vacances voisines du site concerné. Tous les habitants des environs ont pu observer, année après année, que les locataires se déplacent vers le centre ville en voiture. Dans l’enthousiasme des premiers moments, il arrive, même si c’est rare, que certains s’y rendent à pied. Mais ça ne se produit jamais deux fois parce que le retour se révèle pénible. Les promoteurs le savent mieux que quiconque mais restent dans le déni.

Le rôle des autorités communales :

  • Absentes et donc muettes.
  • Et pourtant complices : l’un des promoteurs affirme que le Schéma d’Orientation Local sera adopté par le conseil communal le 10 septembre prochain. Le modérateur annonce involontairement une Réunion d’Information dans les semaines qui suivent.

Les «  ateliers de collaboration citoyenne »

  • Aucune précision sur la nature des retouches que les citoyens pourraient apporter au projet. On nous parle d’un projet « en gestation » et on nous laisse entendre que nous pourrions le façonner. Or, nous ne contestons pas tel ou tel aspect cosmétique du projet, mais la démesure du projet du village de vacances dans son ensemble, qui, elle, n’est jamais remise en cause.
  • Notre ASBL  reste sceptique quant à la volonté réelle de collaboration sincère avec les citoyens.

Nous continuons à nous opposer fermement à ce projet :

Pour les Spadois les retombées sur l’emploi et l’économie locale restent hypothétiques. Par contre, la démesure du village (1 000 clients, horeca, piscine, espace de jeux…) et son implantation (lisière de zone Natura 2000, incrustation partielle dans la forêt de Mambaye) garantiraient des dommages irréversibles au milieu forestier et ruineraient définitivement la quiétude des lieux. De plus, les citoyens auraient à supporter la double charge de financer des travaux d’aménagement dans la rue de Barisart et d’endurer les difficultés de circulation et de parking inévitablement provoquées par les  véhicules  des quelque 1 000 clients potentiels.  Des lendemains qui hantent…

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